Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 12:08

Article Fauves entre eux 1

Partager cet article
Repost0
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 14:09

Collection Dépendances  ETT / Éditions Territoires Témoins

176 pages 17,00 €

link

 

 

 

 

 

 

Lire le début

 

Tard le soir, banlieue ouest, dans un parc d’activité, une suite

interminable de petits immeubles d’un étage, bien rangés au

long de la chaussée à peine humanisée par quelques arbres épars,

rachitiques, comme rescapés, entre béton et bitume. De hauts

lampadaires leur font sur la rue déserte des ombres étirées. Le

silence, le vide, se sont installés pour la nuit mais ça bosse encore

chez Redon Electronics qui occupe entièrement un de ces tristes

cubes, avec son enseigne lumineuse restée allumée et au-dessus,

plusieurs fenêtres encore éclairées formant l’angle du bâtiment.

Tête à tête entre Isabelle et Alice, sa soeur cadette. Comme

chaque année au mois d’avril elles vont parler du montant des

dividendes. L’ordinateur est posé sur la petite table du salon qui

jouxte le bureau d’Isabelle, elles font face à l’écran, assises côte

à côte sur le canapé. Isa commente d’une voix calme le tableau

qu’elle vient d’afficher.

- Je te donne quelques chiffres. Quarante-cinq millions de chiffre

d’affaires, c’est nettement mieux que l’an dernier. Mais la rentabilité

a chuté et le résultat aussi. Même pas deux millions.

Elle jette un regard de côté pour voir comment sa soeur réagit.

Rien. Elle continue ses explications.

- Ça tombe plutôt mal car j’ai de gros investissements à faire.

Mais il n’ y a pas de quoi s’inquiéter. C’est un tassement conjoncturel.

Il est dû au lancement de la nouvelle génération. Nous avons dû faire travailler des sous-traitants.

Nouveau regard en coin. Toujours pas de réaction.

- Cette année je vais lancer l’atelier robotisé mis au point par

Mathias et les banques veulent un autofinancement à hauteur de

cinquante pour cent. Cela nous oblige à réduire fortement les

dividendes.

Elle marque un arrêt, prend la mini-bouteille de Salvetat posée

devant elle, l’ouvre d’un geste rapide et boit directement au

goulot.

- Il n’y aura donc...

Alice se lève brusquement et lui coupe la parole.

- Écoute Isa, tes discours, tous tes chiffres, ta rentabilité, tes

investissements, tes autofinancements, je m’en fous ! Je te l’ai dit

cent fois. La seule chose qui m’intéresse, c’est combien je vais

toucher.

- Deux cent mille.

- Quoi ? C’est même pas la moitié de l’année dernière ! Tu te

fous de ma gueule !

- Ecoute Alice, on ne va pas répéter chaque année la même

dispute, ça me fatigue et, franchement, j’ai d’autres problèmes en

ce moment.

- Je m’en fous de tes problèmes ! J’en ai ras-le-bol d’être traitée

comme une gamine. T’es peut-être la patronne, mais t’es pas ma

boss, compris ? T’as pas une action de plus que moi. J’ai le droit

d’exiger des comptes. N’importe comment, je te le dis, je ne voterai

pas ça. Je ne voterai pas ton quitus non plus.

- Tu peux téléphoner au commissaire aux comptes. Il est entièrement

d’accord avec moi. On ne peut pas distribuer plus cette

année. C’est comme ça ! Et puis, merde, à la fin ! Ça te suffira

largement et je sais de quoi je parle. Tu touches les mêmes dividendes

que moi. Tu as le même salaire. Plus ta maison, ta voiture,

ta carte de crédit, tes voyages. Tout ça payé par la boîte.

- Tu me le reproches, peut-être ?

- Non, je te dis simplement que tu peux faire un effort, pour

une fois. Nos revenus sont les mêmes, je peux comparer.

- Ça te va bien de comparer. A t’entendre il n’y a aucune différence

entre nous. Mais qui paye ta gouvernante, ton jardinier, tes

réceptions, tes tailleurs Chanel ringards, tes restaus trois étoiles

et tes palaces ? Tu vas pas me dire que c’est toi ! Si je fouille dans

les comptes je vais en sortir d’autres des différences, moi, tu vas

voir…

Isa rabat le couvercle de son ordinateur d’un geste rageur et se

lève à son tour. Elles sont face à face.

- Tu oublies une vraie différence ma chère, elle est même de

taille.

- Ah oui ? Et quoi ?

- Que fais-tu dans la boîte ? Rien ! Tu n’as jamais travaillé de ta

vie. Même pas pendant tes études. Tu es payée grassement, mais

tu ne fais strictement rien. Tu n’as même pas de bureau. Moi je

bosse quatorze heures par jour.

- J’attendais ça ! Madame se tue au travail. C’est madame qui

fait tout ici. C’est madame qui a sauvé la boîte à la mort de papa.

Je connais la rengaine, ma cocotte. Et Mathias ? Il ne fait rien,

Mathias ? Ce n’est pas lui peut-être qui invente tout ce que la

boîte fabrique depuis des années ?

- Je n’ai jamais dit ça. Tu dérailles. Tu mélanges tout comme

d’habitude. Ton mari est payé pour son travail. Et de toute façon

ce qu’il fait n’a rien à voir avec toi.

- Tu crois ça ? Tu crois qu’il serait encore là à t’obéir comme un

toutou, à te faire profiter de toute sa science pour trois sous grecs,

si c’était pas mon mari ?

- Arrête Alice, cette discussion est stérile. Je suis la première à

reconnaître la valeur de Mathias. Mais s’il n’en profite pas plus au

niveau salaire ce n’est pas parce que vous êtes mariés.

- Ah bon, c’est pourquoi, alors ?

- Tu le sais bien. C’est parce qu’il se fout totalement de ce qu’il

gagne. Il ne demande jamais rien. Tout ce qu’il veut c’est qu’on

lui donne des moyens et qu’on le laisse travailler. C’est un chercheur,

Mathias, un inventeur, il ne pense pas au fric.

- Ce n’est pas ton cas, ça c’est sûr.

- Ni le tien ! Ça fait une demi-heure que tu m’agresses. Une demi-

heure que tu hurles à cause de tes dividendes. Et tout ça pourquoi

? Tu peux me le dire ? Pour aller en perdre la plus grande

partie en boursicotant sur Internet.

- En tout cas, ce n’est pas moi qui obligerais un sous-traitant

à me faire entrer dans son capital. Là, évidemment tu ne prends

pas de risque, c’est toi qui contrôle son chiffre d’affaires. Si ça se

trouve tu gonfles ses résultats en faisant de la surfacturation, et

c’est pour ça que le bénéfice baisse.

Isa prend violemment sa soeur par le bras et la pousse sans ménagement

vers la porte.

- Je ne relève pas l’insulte, mais si tu as des craintes sur l’honnêteté

de ma gestion, il y a des procédures et des instances pour cela,

n’hésite surtout pas à les solliciter. Vas-y, demande un audit. Ça

nous coûtera la peau des fesses et ils découvriront ton salaire fictif,

ta maison, ta voiture, tes notes de frais princières. Ça s’appelle

de l’abus de biens sociaux si tu ne le savais pas ! Ça te mènerait

directement en correctionnelle. En attendant, sors d’ici.

Alice fait un geste brusque pour se dégager et pointe un doigt

menaçant sur la poitrine de sa soeur.

- Tu ne crois pas si bien dire, ma petite ! Ça fait un bout de

temps que j’ai des doutes. Mon avocat m’a dit que je pouvais faire

nommer un expert par le tribunal de commerce, je vais le faire,

j’en ai plein le dos de tes grands airs ! Et si ça ne suffit pas je te

foutrai le fisc au cul.

- Le fisc ! Pourquoi pas la brigade financière pendant que tu y

es ? Tu crois m’impressionner avec tes menaces de gosse ? Si nous

avions un contrôle fiscal, ce qu’à Dieu ne plaise, tu serais la première

touchée, espèce d’idiote !

Alice ulcérée ne trouve rien à répondre.

Fauves entre eux de Claude Charles
Partager cet article
Repost0
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 18:10

Collection Borderline 16,00 €

ETT / Éditions Territoires Témoins

                                                   

 

1

En ce samedi après-midi d’avril, sous le soleil et un ciel bleu,

la petite ville de Bricourt en Meurthe-et-Moselle, inaugurait son

premier salon du livre. Simon Bielik, écrivain et journaliste pour

le compte d’un hebdomadaire parisien, couvrait l’événement.

Des livres partout, de toutes formes et couleurs, et derrière les

livres, les auteurs, en attente de ventes à dédicacer, nerveux, fébriles,

et pour certains, désabusés. Et la foule des futurs lecteurs

acheteurs ou simplement promeneurs, joyeuse et bavarde. Le

marché du livre, avec ses camelots, ses bouffons et autres funambules.

Approchez, messieurs-dames, approchez, nous vendons du

rêve, de l’aventure aux quatre vents, de l’amour en toutes saisons,

de la peur et de la rage de dents, approchez, regardez ! Simon se

promenait nonchalamment le long des stands, s’arrêtait, discutait

un peu. Son patron avait été clair, il voulait seulement un article

de fond sur cet écrivain franco-brésilien qui s’était toqué de prendre

résidence au fin fond de la campagne, dans un endroit que

personne ne connaissait. Rien d’autre. Assis sur une chaise contre

un mur, un vieux musicien jouait d’un accordéon triste. Simon

regarda sa montre. Son rendez-vous était dans une heure, dans le

salon de l’hôtel de ville. Une interview exclusive avec Roland De

Campos, l’écrivain dont tout le monde parlait et que personne

ne connaissait.

Le soir même, dans le petit appartement d’Amelia, place de la

Carrière, à Nancy.

- Et qu’est-ce que tu as fait, pendant une heure ?

- Je suis allé dans un petit bistrot boire un café et finir le livre

de De Campos, il me restait une vingtaine de pages.

- Comment est-il ?

- Tu parles du livre ou de l’auteur ?

- Les deux.

- Pour le livre, je dirais, étrange. D’abord le titre, « Quand le

diable s’amuse ».

- Si on a le diable, on a Dieu !

- Dans ce cas, ni l’un ni l’autre.

Amelia leva un sourcil interrogateur.

- Pour moi aussi, ce titre… commença Simon. Mais écoute ce

que j’en dis, « Une écriture heurtée, puissante, une intrigue entre

thriller et fantastique, sans ordre apparent, de quoi dérouter le

lecteur ». Je lui ai demandé si ce désordre était voulu. Il a pris son

temps avant de me répondre. L’idée centrale du livre, selon lui,

c’est le chaos. Rien n’a encore été dit ou fait qui ne soit déjà remis

en cause. La loi n’a pas encore été écrite, n’existent que les soubresauts

d’un monde en gestation. C’est un livre noir, violent, cruel.

A l’image de son pays. Pour De Campos, la misère est violence, la

richesse est violence et la nature, ô combien ! Mais du chaos naîtront

l’ordre et l’harmonie. En fait, j’ai beaucoup aimé ce livre.

- C’est la conclusion de ton article ?

- Tout à fait.

- Et le bonhomme, à quoi ressemble-t-il ?

- Grand, mince, cheveux noirs, yeux verts, une quarantaine

d’années. Normand par sa mère, brésilien du côté paternel. Habite

la plupart du temps à Recife. Je crois savoir qu’il a gardé

quelques attaches familiales du côté de Rouen…

- Qu’est-ce qu’un écrivain comme lui fait dans ce salon ?

- Ça m’a étonné, moi aussi. La réponse est : invitation personnelle

de la part du maire, Serge Galland. De Campos et lui se

connaissent depuis longtemps. L’épouse de Galland est d’origine

brésilienne, ses parents sont de Recife, des juristes si je me souviens

bien. Tu vois le topo. Vacances brésiliennes pour la famille

Galland, invitations, rencontres… Quand Galland a eu l’idée de

ce salon, il a tout de suite pensé à son ami Roland.

- Et ça lui plaît, la campagne lorraine ?

- Il vient d’arriver. Il recherche le calme et la tranquillité pour

se mettre à l’écriture d’un nouveau roman.

Simon leva son verre, un whisky pur malt.

- Santé ! Et toi au théâtre, ça s’est bien passé ?

- Salle comble. Dix rappels !

Amelia est comédienne. Vendredi soir c’était la dernière représentation

de la saison au théâtre de Reims, des « Serments Indiscrets

», de Marivaux. Amelia jouait Lisette. Superbe ! De l’avis de

Simon et de beaucoup d’autres.

- Pas de nouveaux contrats ?

- Pas pour l’instant. à partir de maintenant, aujourd’hui, ce

soir, je suis en vacances. Où irons-nous ?

- Demain, à ce petit salon du livre !

- Et ensuite ?

- N’importe où, le monde est vaste et il est à nous !

 

Mortels desseins de Serge Radochévitch
Partager cet article
Repost0
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 19:56

Article-Magazine-ER.jpg

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 18:32

JL-Mengin.jpg

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 12:43
"Mauvaise herbe" Collection Borderline , ETT Territoires Témoins

"Mauvaise herbe" Collection Borderline , ETT Territoires Témoins

Partager cet article
Repost0
9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 19:31

Embuscades & Combucha, par Valérie Susset

 

Vu et lu dans l'Est Républicain Magazine
Partager cet article
Repost0
29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 18:28

J’ai choisi de m’appeler Alexis Gleiss, du nom de jeune fille de ma mère. 

J’ai obtenu une maîtrise de Lettres modernes à Nancy dans les années 70 avec un mémoire sur Arsène Lupin tout en côtoyant à l’époque le petit monde des musiciens, marginaux, contestataires de tous poils. 

J’ai travaillé quand il a fallu, d’abord à Paris, dans la communication, puis à Metz et Nancy.

J’ai toujours lu avec plaisir les grands romanciers américains : Faulkner, Chester Himes, Jim Thomson.

Je lis volontiers aujourd’hui Joyce Carol Oates, Nicolas Ammaniti et je relis les géants : Céline, Proust, Voltaire, etc.

Au cinéma, je me reconnais dans l’humour de gens comme les frères Cohen, Tarantino ou Mocky. 

J’ai publié « Squatteurs' story » en 2009 aux Editions Territoires Témoins, un roman noir situé à Nancy au milieu des années 70, qui a reçu le Prix des Lecteurs de Lorraine.

Je publie aujourd’hui « Embuscades & Combucha » roman qui se déroule dans les années 90-2000, principalement à Paris. 

Alexis.Gleiss.jpeg
Partager cet article
Repost0
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 17:24

" Embuscades & Combucha " d'Alexis Gleiss ETT / Dépendances

1-ere-de-Couv-reduite-Embuscades-.jpg  link

 

 

" Vous connaissez la dernière crise, celle qui commence en 2008 et qui n’en finit pas : des banques en faillite, des états en banqueroute, des populations entières en détresse. Je ne sais pas si vous étiez déjà dans le coin dans les années 1990-2000, moi je peux vous dire que ces années-là ont été terribles. horribilis ! comme dirait Élisabeth. Le commencement de la fin. La crise. La crise larvée, latente, sournoise contaminait tout. Le chômage gangrenait. Partout la crainte de ne pas s’en sortir. Au bureau on serrait les fesses. La clientèle fuyait, infidèle. courait au plus offrant, au mieux-disant, le plus bandant donc. Obligatoire. Vertige de la concurrence. tant pis pour les gogos restés scotchés sur des notions périmées, fidélité, respect du service, qualité des rapports humains. c’était entourloupettes, tracas, coups bas et plus si éventuels malentendus. L’amour aussi partait à veau l’eau. Pressé, pressuré, essoré, du coup on baisait dans l’urgence. comme en temps de guerre. Fureur et débauche de testostérone. Et le destin comme toujours frappait sans prévenir et prière de garder le sourire. De leur côté, les femmes grignotaient, avalaient, vomissaient le machisme. L’autre guerre. Certaines mêmes étaient de vraies barbares, peur de rien, pubis rasé, conquérantes, plus féroces que grands mâles. Moi je n’étais pas armé. trop confiant. Je présumais. J’avais tort. Désormais, il faudrait se battre sur tous les fronts."

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 17:08

1ere-de-Couv-reduite--Mauvaise-herbe---.jpg     link

" Après un certain temps de réflexion en compagnie d’une bouteille d’anisette, j’en arrivai à la conclusion imparable qu’un gars assis tout seul dans sa cuisine devant un verre d’alcool était au fond du trou, un poivrot en fin de course. Par contre, le même gars et sa bouteille installé devant un clavier et un écran d’ordinateur était un écrivain, à partir du moment où il avait commencé à écrire une phrase en prenant l’air pensif. Voilà comment j’allais me mentir à moi- même, en tentant de devenir écrivain.

J’hésitais tout de même sur la nature de l’ouvrage. Entre narrer les folles aventures d’un poney défoncé au bourrin ayant volé une deux-chevaux le jour du grand prix d’Amérique, me lancer dans un bouquin de recettes culinaires zimbabwéennes ou bien dans l’écriture d’un polar dont le héros, un flic abîmé par la vie, nous plongerait avec lui dans les abîmes de cette société moribonde à la rencontre de personna- ges désaxés abusant de moines bouddhistes carburant au Rohypnol et amateurs de gang bang sur des fœtus récupérés dans les poubelles de centres pratiquant l’IVG... Bref, je n’avais que l’embarras du choix. Ne me restait plus qu’à faire le plein de munitions éthyliques et je pourrais enfin embrasser une amorce de carrière artistique.

Alors que comme prévu j’accomplissais mes devoirs de brave consommateur dans les allées d’Inter- marché, je tombai nez à nez avec Pinpin, un vieux pote de scrabble et champion cantonal du lancer de limaces. Nous bavassâmes dans le rayon des alcools avant de nous décider à aller en boire. Il m’invita chez son cousin écluser des pastis, renifler quelques traces de coke et fumer de sa dernière récolte. Bref, rien de bien méchant en soi.

Pressé d’attaquer le début du bouquin, je pris congé de mes camarades vers vingt-trois heures vingt- deux, montai dans mon AX k-way et filai à allure modérée vers mes pénates. Trois kilomètres plus loin, approchant le giratoire de la Taupe verte, je les aperçus, eux, les gendarmes. Une partie de mon pot d’échappement et mon contrôle technique faisant défaut, j’eus le droit de m’époumoner dans le ballon tel un joueur de cornemuse au Festival Interceltique de Lorient.

Une heure de paperasserie dans le fourgon, une suspension immédiate du permis de conduire, six points en moins, une prochaine convocation au tribunal et vingt-cinq minutes de marche à pied plus tard, je parvins enfin à mon domicile."

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de lireledebut
  • : Les intros des romans de ETT / Éditions Territoires Témoins
  • Contact

Recherche

Liens